AFFICHAGE LIBRE
PROCES D'ORGANISATEURS DE CONCERTS (SUITE)
Saviez-vous que la ville de Lyon s'appliquait à faire disparaître le principal moyen d'information et d'expression de toute la culture associative, militante et artistique ?
En effet, depuis la mise en place de l'unité "Cadre de Vie" en 2007, la municipalité a décidé d'éradiquer l'affichage libre, considéré comme une simple pollution visuelle (enquêtes acharnées et disproportionnées, pluie d'amendes et de procès).
Après le procès intenté à la salle le Sonic fin Janvier 2008, la Ville tourne ses attaques directement contre les petites structures.
L'association Barbe à Pop ouvrait le bal et passait en procès le Jeudi 19 Juin. Le jugement rendu en septembre a été défavorable, mais sur des bases juridiquement ridicules (l'association Barbapop a été jugée "lucrative" parce qu'elle organise quelques concerts!). Le collectif et son avocat font appel de ce jugement.
A peine octobre arrivé que voici 3 autres procès annoncés, ceux des assos Ostrobotnie, Bronzy Prod et "S'étant Chaussée, [...]" !
Dans le même temps, les panneaux d'affichage libre, réservés aux structures à but non lucratif, continuent d'être recouverts systématiquement par les grandes structures commerciales.
Pour nous, l'affichage libre est un droit : le droit à la liberté d'expression.
Réprimer l'affichage libre, c'est ni plus ni moins une atteinte à la liberté d'expression.
La ville de Monsieur Collomb est aussi notre ville, et nous n'avons pas la même notion de la propreté, qui est une valeur bien relative.
Après les lois « anti-bruit », les caméras de vidéo-surveillance qui contrôlent nos vies, voici l'opération «ville propre» qui gère notre pensée : que sont quelques affiches A3 face à des pubs de quatre X trois mètres de long, des milliers de panneaux Decaux et d'enseignes ? La pub est partout, elle envahit notre espace, nos cerveaux. Elle est légale parce qu'elle rapporte beaucoup...