Franz-Olivier Giesbert, le patron du Point.
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Le 18 juillet dernier,
Le Nouvel Observateur affirmait que Nicolas Sarkozy avait
demandé la tête du PDG du Point Franz-Olivier
Giesbert à François Pinault, propriétaire de l'hebdo. Selon Carole Barjon, la journaliste du
Nouvel Observateur à l'origine de l'info, "le président de la République estimait que l'hebdomadaire n'était pas assez sarkozyste."
Des rumeurs selon lesquelles
Nicolas Sarkozy voulait remplacer FOG par Jean-Pierre
Elkabbach, avaient également circulé.
Contacté par
Le Post,
Franz-Olivier Giesbert avait confié être "serein".
Cela faisait donc beaucoup de rumeurs autour du
Point! Une explication de
FOG s'imposait.
Dans un entretien accordé à VSD, qui parait cette semaine, le patron du
Point revient sur ces rumeurs et élargit en analysant les relations complexes entre hommes politiques et journalistes:
"Quand on dirige un journal qui se veut indépendant, les relations sont un peu compliquées. Avec le président, nous avons une relation saine, donc franche, et vice-versa. Pour moi, le mot connivence est contradictoire avec le mot journalisme", assure FOG.
Sur une éventuelle mainmise de Nicolas Sarkozy sur les médias, il ajoute : "Il ne doit pas céder à une tentation […] de contrôler les médias. S'il y cédait, il prendrait le risque d'une sacrée explosion. Qu'il relise Chateaubriand pour l'occasion : 'Toutes les tentatives de mise au pas se retournent toujours contre leurs auteurs'."
Et le journaliste de conclure: "Je ne roule pour personne", avant de déclarer : "dès qu'un journaliste roule pour quelqu'un, il est mort !"
(Sources: VSD, jeanmarcmorandi.com, nouvelobs.com)
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