Je trouve que, de ce point de vue, il y a une réaction salutaire.
Et après la servile (ou aveuglément amicale à l'égard de Philippe Val) de Laurent Mouchard-Joffrin (le pouvoir crée des connivences, hein ? Ah que c'est dur de gérer tous ces caractériels que sont les journalistes de base, nous qui dirigeons ces équipes, on peut vous le dire : et je ne vous parle pas de la planifications des congés...), nous avons eu, dans le même Libération, une prise de position de Le Vaillant.
Sur l'expression même de Siné, Le Vaillant nous l'a faite « à la Birenbaum » : un peu balourd, le Siné, en petite forme, aurait mieux fait de se relire (voire de nous faire du Desgraupes : bossez avec Val, Birenbaum, Le Vaillant... vous verrez si vous ferez du Desgraupes si facilement...). Bon, hein, on peut vous renvoyer la balle : pas tous les jours facile, de tenir une chronique, de mouler un édito, et un peu de facilité pour graisser les transitions ou ramener l'attention sur l'angle primordial ne nuit pas.
En tout cas, il faut lire Le Vaillant (lien et commentaire là :
http://www.lepost.fr/article/2008/07/29/1232926_sine-et-le-hardi-vaillant_1_0_1.html ) et, s'il vous en prend de partager son point de vue ET d'apporter un peu de beaume au coeur à Siné dans ce monde de brute, éventuellement, de rejoindre les premiers signataires du texte de soutien (lien signalé supra et de nouveau :
http://www.soutenir-sine.org ).
Cela étant, question invective et outrance polémiques, caricatures et pamphlets, je trouve aussi Siné en petite forme. Du temps de Desmouslins et de Marat, Siné, tu aurais mérité qu'on montre ta tête au peuple... Là... Quant à Val et Joffrin et Albanel, vous n'en faites pas assez : la plèbe est encore plus abjecte que vous vous la figurez, les Siné encore plus détestables, et figurez-vous qu'un manant gifla la tête fraîchement décolletée de la pauvre, pauvre Charlotte Corday...