Au sujet des huiles frelatées, l'Europe accepte un taux inférieur à 10% d'huiles douteuses dans les produits alimentaires.
Le Canard Enchaîné en a parlé 3 fois mais sans grand bruit dans la presse française.
Les faits :
La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne.
- Exerçant son métier, cette société a revendu cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
- Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
- Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, la seule destination qui lui était destinée c'est bien la poubelle.
Le plus surprenant dans l'histoire, c'est qu'ils y auraient l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber malade.
- Ils ont 40 000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la France. Cela fait environ 100 grammes par habitant ! 
- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.
Enfin le 28 mai 2008, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire...
Source: Le Canard, MediaInfo.