Lundi, 2 blogueurs ont reçu le même email de mise en demeure, venant de
Sylvie
Noachovitch, en campagne municipale pour l'
UMP.
Motif: "Votre site internet diffuse des propos et/ou images qui portent gravement atteinte à mon image et à ma réputation." L'avocate, rendue célèbre par l'émission Sans aucun doute, donne 24 heures à
Luc Mandret et
Florian Courgenouil pour retirer les articles concernés. Sinon, elle menace des les attaquer en demandant réparation.
Mais pourquoi ces blogs sont-ils accusés?
Parce qu'ils ont évoqué une polémique qui a visé
Sylvie Noachovitch: en juin 2007, la candidate est en campagne législative pour l'UMP à Sarcelles, dans le
Val d'Oise. Le
Canard Enchaîné affirme alors que pendant un jury littéraire du prix Monte-Cristo, elle aurait tenu des propos racistes: "Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne."
L'avocate nie en bloc et dénonce une machination. L'affaire suscite une polémique, relayée dans la presse et sur Internet. Et aussi sur les deux blogs aujourd'hui mis en demeure par l'avocate:
Socrate et
Ragzag.
Que vont faire les blogueurs?
Le Post les a joints. Ils nous racontent que pour l'instant, toute la question pour eux est de savoir quelle valeur juridique a l'email de mise en demeure. Théoriquement, celle-ci doit être effectuée sur support papier. les blogueurs se posent également la question de l'éventuelle prescription: pour poursuivre quelqu'un en diffamation, le délai est de 3 mois en presse écrite. Or ces articles ont été diffusés il y a 8 mois.
"Est-ce un coup de bluff?", se demande un des blogueurs visés par Sylvie Noachovitch.
Contactée par Le Post, Sylvie Noachovitch n'a pas répondu mardi midi.
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