Cette femme est une H'mong, une ethnie présente au Laos, enThaïlande et dans le nord du Vietnam. Et que fait cette femme dans ce paysage qui n'est pas le sien ? Cette femme qui progresse entre les rangs de salades cultivées à TROIS kilomètres au sud de Nîmes. La police de l'air et desfrontières (PAF) ne se pose plus la question depuis longtemps et comme à chaquefois, elle a arrêté une vingtaine d'ouvriers h'mong sans papiers, dont quelquesfemmes. Ils étaient payés moins de 20£ par jour, travaillaient sept jours sursept, touchaient leur salaire en fin de saison et se trouvaient pour la plupart, privés de leur passeport. Ils habitaient pas trop loin de leur travail :une cabane construite en bordure de champs, sans eau ni électricité. Et comble du sordide, pour mener cette vie d'esclaves, ces gens avaient payé plusieurs milliers d'euros à leur passeur, un trafiquant arrêté fin octobre en région parisienne.
Les « bons »agriculteurs qui exploitaient ces ouvriers au rabais étaient eux-mêmes d'origine laotienne. Ils seront poursuivis pour travail au noir et hébergement indigne. La justice les condamnera comme d'autres à payer 4000 euros. C'est dire si le marché reste malgré tout rentable et pourra se poursuivre ... comme de bien entendu. On aime tant les ETRANGERS dans notre cher et beau et vieux pays mais ce genre là.

