150 étudiants ont été délogés de la fac en grève qu'ils occupaient, afin que les cours puissent reprendre.
Environ 150
étudiants occupant les facultés des Sciences et de Lettres et Sciences humaines de l'université de
Nantes ont été évacués par les forces de l'ordre jeudi soir et l'université a décidé la fermeture administrative des locaux, a-t-on appris auprès de la préfecture et de l'université.
Une première évacuation a eu lieu à 23h05 au bâtiment Tertre de l'UFR de Lettres et Sciences humaines occupé par environ 70 étudiants. Les forces de l'ordre ont ensuite évacué la faculté de Sciences occupée par quelque 80 étudiants.
Une centaine d'agents des forces de l'ordre est intervenue, gendarmes mobiles et policiers, et les étudiants ont quitté les lieux "sur injonction de la police, il n'y a pas eu de contact physique", a précisé à l'AFP Michel Vilbois, directeur de cabinet de la préfecture de
Loire-Atlantique.
Le président de l'université, Yves Lecointe qui a demandé l'évacuation a décidé jeudi soir la fermeture administrative jusqu'à mardi soir des UFR de Sciences, Droit, Lettres et Sciences humaines touchés par des blocus, a-t-on appris auprès de la présidence.
L'UFR de Lettres et Sciences humaines est bloqué depuis le mercredi 7 novembre et une assemblée générale qui a réuni mardi 2.400 étudiants a reconduit le blocus jusqu'au mercredi 21 novembre après un vote à main levée.
Mercredi la faculté de Droit a été à son tour bloquée jusqu'à lundi après un vote à main levée des 1.100 étudiants présents (515 pour le blocus, 350 contre) avant que jeudi une assemblée générale organisée par les étudiants de Sciences et rassemblant 1.500 personnes ne vote à son tour à main levée le blocus jusqu'à mercredi (647 pour, 472 contre).
Environ 200 étudiants opposés à la loi
Pécresse occupant la faculté de Lettres et Sciences humaines avaient déjà été délogés par les forces de l'ordre le soir du premier jour de blocus à la demande du président de l'université qui s'oppose à toute occupation nocturne des locaux pour des raisons de sécurité et afin d'éviter toute dégradation.
L'université de Nantes compte 35.000 étudiants.