Alors que des étudiants comptaient y passer la nuit, pour protester contre la loi Pécresse, les forces de l'ordre les ont mis dehors, dans le calme.
Après 22 heures, 75 étudiants ont été
évacués par la police, alors qu'ils occupaient les locaux de leur
université, à Tolbiac, dans le XIIIème arrondissement.
La raison ? Ils protestent contre la loi
Pécresse sur l'autonomie des universités.
Selon l'UNEF, syndicat
étudiant, ils occupaient les locaux
dans le calme après un vote en assemblée générale mercredi après-midi. Pour Juliette Griffond,
"c'était une vraie provocation de la part de l'administration d'envoyer les CRS".
"On condamne l'université parce qu'avec la fermeture la semaine dernière (Tolbiac n'a rouvert que mercredi), l'administration a pu constater que la tension avait monté", a poursuivi la responsable étudiante.
Et la direction de l'université ? Mireille Chiroleu-Assouline, déléguée du président de
Paris I à la communication, a expliqué qu'"une occupation nocturne est inadmissible pour une raison essentielle: la sécurité dans ce bâtiment de grande hauteur".
Le centre Tolbiac restera fermé pour une durée encore inconnue.
Scénario semblable à Nantes, où les bâtiments des facultés de Lettres et Sciences humaines ont été évacués vers 21 heures. Ils étaient 200, sur place, à vouloir continuer le blocus voté dans la journée, en dormant sur place.