Capture du site de l'université de Perpignan
DR
Une assemblée générale réunissant plus de mille étudiants à
Perpignan a décidé mercredi à une large majorité la poursuite du "mouvement contre la loi d'autonomie des universités", commencé assez discrètement il y a une semaine.
La "reconduite du mouvement pour une semaine" suppose "l'occupation de l'un des bâtiments, dont un amphithéâtre, et la poursuite de la mobilisation des étudiants qui ne sont pas encore dans le mouvement", a expliqué l'un des organisateurs.
"Nous devons maintenant nous mettre d'accord sur les modalités pratiques pour amplifier le mouvement".
Lors des débats, la "loi Pécresse" a été largement critiquée pour son "objectif de rentabilisation, d'abandon du service public et de sélection par l'argent de ceux qui pourront étudier".
Un groupe d'
étudiants et de professeurs "de sensibilité de droite" constitués en une association intitulée "Polétudiant" a tenté sans grand succès d'expliquer que le texte "était positif, n'introduisait aucun élément nouveau dans la gestion de l'
université et visait à mieux préparer les étudiants au monde du travail".
En réponse, un étudiant favorable au mouvement s'est exclamé, sous les applaudissements de ses camarades:
"le monde des bisounours ce n'est pas ici".
"Le CPE nous a montré que ce n'est que la mobilisation qui nous permettra de sauvegarder une université de service public, lieu de savoir et non seulement de rentabilité".
Le grand nombre de participants a obligé à la tenue de la réunion sur un agora du campus, aucun amphithéâtre n'ayant la capacité nécessaire.
Les cours de l'université de Perpignan, regroupant plus de 11.000 étudiants, étaient légèrement perturbés depuis début novembre, un amphithéatre ayant été notamment bloqué par une trentaine d'étudiants refusant la loi d'autonomie des universités.