Nicolas et Cécilia Sarkozy, sur le perron de l'Elysée, le 13 juin 2007.
© Horacio Villalobos/epa/Corbis/Horacio Villalobos
Depuis que ce matin
L'Est Républicain (après la
Tribune de Genève) a mis le feu aux poudres - en prédisant que le
divorce du couple présidentiel allait être annoncé de façon imminente - je scrute le net avec attention.
Et je dois bien reconnaître que mes camarades du
Post m'ont fourni plusieurs motifs de franche hilarité mais aussi de perplexité.
Ayant eu la riche idée d'interviewer des journalistes "initiés", pour essayer de comprendre une situation digne d'Ubu roi, ils sont successivement tombés sur plusieurs modèles de confrères qui nous permettent ce soir d'effectuer une typologie intéressante de la profession de journaliste.
D'abord le franc du collier. Ceui qui sort l'info et qui la maintient en dépit du pseudo-demi démenti de l'Élysée.
C'est Laïd Sammari, un gars qui n'a
décidemment pas froid aux yeux.
Ensuite, le modèle qui ne sait rien et qui n'a pas d'infos. Genre service minimum.
On y croit (surtout quand on le connaît...) :
Laurent Valdiguié, surtout un gars
qui bosse à Paris-Match en fait... Et dans le groupe Lagardère, Cécilia, ça fait très moyennement rigoler depuis le limogeage d'Alain Genestar.
Après, il y a l'artificier de la semaine dernière,
Ludovic Vigogne du Parisien, qui avait déjà posé la question de la
séparation au porte-parole et s'était pris un vent.
Du coup, on le sent modérement enthousiaste à l'idée de "revenir en deuxième semaine".
Enfin, il y a le grand patron d'hebdo qui se lâche et qui confirme ... mais surtout pas aujourd'hui dans ses propres pages... Celles de
l'Express.
Salut camarade Barbier !
C'est donc une sorte de chasse au scoop à l'envers à laquelle nous avons assisté aujourd'hui.
Une nouvelle version de la patate chaude.
Tout le monde, ou presque, accepte d'en parler mais de préférence le plus loin possible des colonnes de son canard.
Alors pourquoi pas sur
lepost.fr ?
Une situation - cocasse - qui me rappelle cette magnifique saillie de Nicolas
Beau, journaliste émérite du
Canard enchaîné s'il en est, et qui a coutume de résumer la réaction d'un rédacteur en chef Français confronté à une information un peu chaude de la manière suivante :
"Merde, une info !"
Bilan de la journée ?
Ce soir on peut dire que tout le monde (qu'il l'avoue ou qu'il le démente) sait à peu près la même chose, mais que tout le monde attend.
Comme hier.
Comme la semaine dernière.
Et peut-être bien - qui sait - pour longtemps.
Parce qu'après tout, que cela nous plaise ou non, que cela nous irrite ou pas, nous devons absolument convenir et accepter que l'annonce (éventuelle ou probable) d'une séparation appartient évidemment et avant tout à ceux qui se séparent et à personne d'autre...
Président.
Ou pas.