Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de L'Express, nous l'affirme : la séparation de Nicolas et Cécilia Sarkozy est désormais "un secret de Polichinelle".
Cécilia et Nicolas Sarkozy, il y a une éternité, en juin 2007.
REUTERS/© Philippe Wojazer / Reuters
Depuis le début de la journée,
les démentis ont succédé aux
indiscrétions sur une séparation présidentielle.
L'Est républicain maintient que l'Elysée va annoncer le divorce des Sarkozy, malgré le démenti officiel. Vous en pensez quoi ?
On va vers une annonce officielle apparemment imminente. C'est une première...
Vous confirmez donc que Cécilia et Nicolas Sarkozy vont annoncer leur séparation ?
C'est une information officieuse qui appelle une confirmation officielle, bien sûr. Disons qu'à ce stade, c'est un secret de Polichinelle.
La question est désormais le moment... peut-être en début de semaine. Et la forme que cela va prendre, dans la communication, on ne le sait pas encore.
Vous ne publiez rien là-dessus, à l'Express ?
On attend. On ne s'occupe pas de la vie privée, uniquement des résonances politiques et sur la vie publique.
Le 13 septembre, nous avons fait une couverture sur "Le problème Cécilia". Et on avait un peu tout dit. On avait au moins posé le problème : psychologique, institutionnel, et
politique, car Cécilia avait un rôle politique.
Vous connaissez bien Nicolas et Cécilia Sarkozy, que pensez-vous de leur relation, leur passion ?
Toutes les passions sont faites pour se terminer... Ils vivent ce que vivent des millions de Français. Il y avait eu une fausse fin en 2005. Il semble que cette fois-ci, ce soit la vraie fin.
A quoi pensez-vous quand vous parlez des conséquences psychologiques ?
C'est la question du comportement de Nicolas Sarkozy ayant perdu Cécilia. En 2005, on avait vu son humeur changer. Il était moins sous contrôle, plus stressé, plus agressif...
On verra dans le futur quelles sont les conséquences quant à son sang-froid, sa concentration sur sa fonction. Mais c'est là l'aspect le plus mineur. Par ailleurs, le rôle politique qu'avait Cécilia Sarkozy va être annihilé.
Quel était le rôle politique de Cécilia Sarkozy ?
Elle ne pèsera plus sur le choix des collaborateurs, ni ne fera la grâce ou la disgrâce de tel ou tel ministre. Cécilia était le premier conseiller politique de son mari. Son influence restait importante, même récemment.
Par exemple, la place de Rachida Dati doit beaucoup à Cécilia. Maintenant, tout ce qu'elle avait pu apporter va disparaître.
C'est assez dur ce que vous dites...
Cécilia n'était pas une pièce neutre dans l'échiquier politique de Nicolas Sarkozy. Il va maintenant devoir jouer une partie sans elle.
En plus de cela, vous voyez des conséquences institutionnelle ?
Oui, et c'est peut-être l'aspect le plus important. Il s'agit du rôle de l'épouse du chef de l'Etat, dont on nous avait annoncé avant l'été qu'il allait être précisé. A partir du moment où il n'y a plus de première dame de France, le problème est réglé.
Mais un président célibataire, ça ne s'est jamais vu jusqu'ici... On va voir ce que ça va donner. Et puis peut-être qu'un jour, il refera sa vie, alors là on recommencera à se demander ce que ça change... mais là on est vraiment dans les hypothèses !
Interview et
affaire à suivre.